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Comment trouver sa Féminité

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La Féminité et les pièges de la biologie et de la culture !

En 1935 sort aux États Unis un livre intitulé « Sex and temperament in three primitive societies ». Il est l’oeuvre de Margaret Mead, une des anthropologues les plus respectées aujourd’hui encore et une des personnes qui ont  marqué la pensée du XX° siècle, tout particulièrement les relations femmes hommes et le mouvement féministe. Traduit en Français en 1965 sous le titre « Mœurs et sexualité en Océanie », son auteur,  tend à montrer que les différences de tempérament entre hommes et femmes ne sont pas fonction de leurs différences biologiques mais au contraire de différences dans leur processus de sociabilisation respectif.  Margaret Mead s’appuie sur son travail d’anthropologue dans trois sociétés des Îles Samoa pour justifier sa position.

Thomas Andrew
Thomas Andrew

Elle montre que dans chacune de ces sociétés les traits de caractère différenciant les hommes des femmes ne sont pas identiques. Dans l’une d’elle, la société Chambuli, elle observe des tempéraments féminins et masculins qui sont carrément à l’opposé de ceux de la culture occidentale : les hommes y sont émotionnels et sentimentaux alors que les femmes y sont actives et pratiques. Elle en déduit que la féminité est l’incarnation de valeurs culturelles propres à chaque société. Toute société a donc un système de valeurs définissant la féminité. C’est l’incarnation de ces valeurs dans le comportement des femmes Chambuli qui les rend féminines, à leurs yeux comme à ceux des hommes de cette société. L’homme Chambuli apprécie une femme active et pratique alors que la femme Chambuli apprécie un homme émotionnel et sentimental. Ce sont les traits qui définissent la féminité et la masculinité dans la culture Chambuli.

C’est là une façon de répondre à la question de savoir si la féminité est avant tout définie par la culture ou si elle est la conséquence d’une condition biologique. La féminité est-elle un artifice culturel ou au contraire une différenciation naturelle ? On rejoint là le questionnement récurrent du dilemme nature/culture.

A l’opposé de la position défendue par Margaret Mead pour qui la féminité est déterminée culturellement on peut argumenter que la féminité est déterminée par les caractéristiques biologiques de la femme. La femme est différente de l’homme parce que la nature en a fait le sexe qui enfante alors que la nature a fait de l’homme le sexe qui fertilise. On ne veut pas dire par là ni même suggérer que toute interaction sexuelle vise à la procréation. C’est simplement ce qui différencie une femme d’un homme. Cette différence au niveau le plus fondamental est que la femme porte l’enfant alors que l’homme ne porte pas.

Dans une espèce sexuée comme la notre être femelle ou mâle est une donnée de la réalité. Cette approche est souvent attaquée frontalement en martelant que la femme n’est pas qu’un « utérus ». Il est évident que cette fonction procréatrice n’est pas ce qui définit une femme, mais tout ce qui la définit en dehors de son rôle dans le processus de procréation ne la définit-elle pas en fait non pas en tant que femme mais en tant qu’être humain ?  C’est là où réside toute la différence : être mâle ou femelle est une donnée biologique, être féminine est un choix à la fois sociétal et personnel. Je ressens que c’est en reconnaissant cette différence entre « femelle » et « féminité » qu’une femme peut mieux vivre sa féminité, trouver son équilibre et son bien être.

Féminité et diktat social

Pour cela je pense qu’il est important de réaliser qu’être féminine est un choix. Un choix à faire en connaissance de cause car c’est un choix qui n’est pas uniquement personnel mais aussi, comme l’a montré Margaret Mead, porté par la société dont nous sommes issues et dont nous faisons partie. Il est donc important de faire ce choix en pleine conscience notamment par rapport aux critères, valeurs et attentes de la société dont nous faisons partie. A partir de notre adolescence puis tout au long de notre vie en tant que femme, que nous le voulions ou non, nous avons à faire des choix qui à un titre ou un autre engage, construise ou détruise notre féminité. Nous intégrons sans difficulté certains des critères sociaux définissant notre féminité alors que d’autres au contraire nous posent problème.

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Ainsi dans notre type de société, où sévit la domination masculine, une femme a toutes les raisons de ressentir que les critères définissant la féminité lui sont en fait imposés au travers justement de cette domination masculine. Elle peut alors être amenée à rejeter en bloc la notion même de féminité au risque de nier une partie de ce qui la constitue comme individu au plus profond d’elle même. Cela peut aller jusqu’à prendre la notion même de féminité comme une insulte. Une attitude qui peut engendrer un profond mal être et bien des égarements. De même l’image omniprésente depuis la presse jusqu’aux murs de nos villes d’un stéréotype de femme qui nous assaille à longueur de journée et qui ne peut que profondément nous perturber et nous frustrer si nous avons quelques velléité que ce soit de l’intégrer personnellement et de nous en inspirer n’est pas là davantage pour nous amener à intégrer notre féminité et à la vivre sereinement. Le plus gros risque est alors de ne pas s’aimer soi même ce qui engendrera biens des souffrances, le plus probable étant un repli sur soi et une grande difficulté à rentrer en communication avec autrui.

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Par rapport à cette domination masculine de la société il y a le féminisme et son histoire. C’est une voie qui revêt souvent un aspect militant. Dans un tel contexte elle ne mène par obligatoirement à l’harmonie, la sérénité et l’épanouissement. Combien de femmes se sont perdues en voulant prouver tout au long de leur vie qu’elles étaient les égales des hommes ? La femme n’est pas l’image déformée ou mal formée d’un homme : une femme est un être complet en lui même qui a tout pour atteindre la plénitude. Une femme qui veut prouver et se prouver qu’elle est l’égale de l’homme risque de le faire au prix d’un rejet de sa condition féminine et de sa féminité. Alors comment éviter d’être frustrée et pleine de ressentiments à l’encontre des hommes. Un chemin qui a toutes les chances de lui faire perdre sa sensualité.

Trouver et choisir sa féminité

 Il faut beaucoup de courage et de détermination pour se libérer de telles contraintes. Il ne s’agit pas tant de les mépriser mais bien plus de ne pas se laisser tromper par elles et d’arriver à s’en servir comme d’un instrument plutôt que d’en être le jouet. Un instrument qui peut nous aider non seulement à nous construire mais aussi à nous trouver, embrasser, savourer et aimer d’être une femme, vivre pleinement sa féminité !

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Marilyn Monroe à différents âges http://www.playbuzz.com

Avoir une mère qui vous donne avant même votre adolescence des conseils pour vous coiffer, vous habiller et pourquoi pas pour un début de maquillage et qui elle même possède toutes ces compétences, les applique et les pratique au quotidien dans l’harmonie, n’est ce pas là la voie royale d’une transmission d’une génération à l’autre d’une féminité qui donne force et assurance et ne pourra que rayonner. Une sœur aînée, une amie d’enfance peuvent être des ressources appréciables.

Combien notre rapport à la féminité peut se construire à travers les femmes qui nous entourent et que nous estimons ! Ce sera par l’exemple, grâce à une remarque, à travers l’échange, autant de signes qui vont nous guider. C’est auprès de ce cercle de femmes fait de complicité, de bienveillance et de confiance que nous pouvons trouver conseils et pourquoi pas critiques. C’est à travers elles que nous aurons peut être la chance de trouver la force d’oser et d’exprimer des désirs qui résonnent en nous mais qui faute d’assurance nous censurons. Ce sont là des situations privilégiées qui ne peuvent que contribuer à notre épanouissement et rayonnement.

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« Quand je suis amoureuse et désirée, là je ne doute plus de ma féminité, ça me donne des ailes.» Se sentir une, entière, aimée et désirée dans le regard de l’autre, peut-il y avoir révélateur plus fort de notre féminité ? C’est certainement là son moment privilégié, le moment où tout notre être vibre, où tout sentiment est en accord avec chaque geste et où notre féminité peut s’exprimer pleinement sur tous les registres qui la composent. Amoureuse et désirée nous nous sentons reconnue par l’autre dans tout ce que nous sommes, dans notre spécificité aussi bien physique que psychologique.

 

 

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